Première nébuleuse

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Ecrire le premier billet d'un blog est toujours délicat; certainement au moins autant que de trouver les mots pour annoncer à sa femme une homosexualité quasi congénitale, et ce après quinze années de mariage ponctuées de trois naissances. Le tout premier billet, je l'imagine à chaque fois comme le reflet d'une anticipation: Celle de ce que pourra être le blog dans son ensemble, au parcours, en long, en large et en travers, de ses publications et de son contenu. A la fois complexe et léger, oscillant entre le sérieux, la réflection, le questionnement et le second degré. Bref, "Nébuleuses urbaines" sera donc cela.  

 

 

Le monde change écrirait Ben, un artiste qui n'en est d'ailleurs pas vraiment un. Il change même très vite. Mais il y a une chose, un organisme vivant et mouvant qui évolue encore plus vite que ce monde et que le look de Lady Gaga: C'est la ville et ses corollaires. Partout ou presque à travers la planète, l'ogre urbain gagne du terrain, engloutit, digère puis transforme des pans entiers de territoires autrefois vierges ou cultivés. Partout, l'espace de la ville croît, se compose et se recompose, construit et organise des réseaux, matériels ou non d'ailleurs. Aujourd'hui, la ville est partout, même là ou on ne l'attend pas. Elle est partout ou son mode de vie règne et imprègne de ses "qualités" les territoires et les individus qui y vivent. La ville est une vaste nébuleuse tant tôt visible, tant tôt cachée, et qui semble n'avoir d'entraves que les frontières stratosphériques de notre Terre.

 

Comprendre la ville, la voir, par forcément pour ce qu'elle donne à regarder mais pour ce qu'elle est, en dedans, c'est comprendre le monde dans lequel nous vivons et c'est bien plus, apprendre aussi à se connaître et à se reconnaître en tant qu'homme du XXIeme 21eme siècle.

   

(Illustration: Marc Gabbana/ Lucasfilm )

 

 

 

 

 

 

 

 

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