Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 17:01

 

 

Je garde toujours de ma première année de master en urbanisme, une réflexion qu’avait un jour lancé, un de nos intervenants à propos du tramway grenoblois : « Ah ! Une connerie, ce tramway. Une énorme connerie ! Un gaspillage même ! » Si l’interjection avait manqué un temps de fond, le discours qui l’avait suivi fut tout autre, entamant même de me convaincre de l’inutilité d’un tel objet en ville…

 

Depuis 1985 pourtant, et le lancement par la municipalité nantaise du premier réseau de tramway moderne, force est de constater que la « métastase » a pris et prospérée un peu partout. Elle a prospérée, tant et si bien qu’aujourd’hui, de nombreuses villes souhaitent renouer avec leur passé et posséder « leur  propre tramway », comme le gosse possède « sa propre console de jeu » et attire à lui tous les regards et toutes les envies.

 

Tours, Brest, Angers, Le Havre, Toulon, Reims, Dijon, Annecy, Besançon, Avignon, Lens, Aubagne, Dunkerque, Tours et j’en passe. Autant de villes qui construisent aujourd’hui ou projettent de construire un tramway dans les prochaines années. Autant de villes qui voient en ce mode de transport, un moyen, non seulement d’organiser et de rationnaliser leur développement, mais aussi et surtout de redorer une image pas toujours soluble dans le fait « écologique ».

 

Avant d’être une « solution » à la disparition progressive de l’automobile au sein de nos agglomérations et de leurs « centralités », ou un moyen de « souder » des territoires urbains de plus en plus éclatés (c’est le cas notamment pour Toulon et l’argument qui a été avancé pour la mise en place du réseau orléanais), le tramway c’est d’abord une image : Celle de la modernité. Une évocation aujourd’hui loin, très loin, à des années lumières même,  du « tramway vintage » hors site propre qui dévalait, brinquebalant, les rues stéphanoises ou poitevines (et oui il y a eu un tram à Poitiers !) dans un vacarme de guerre assourdissant. Le tramway, c’est en 2010, pour des villes moyennes, le gage de poser un pied dans la cours des « grands », de ceux qui depuis longtemps ont franchi le pas : Nantes bien sûr, Bordeaux, Lille qui n’a jamais complètement abandonné ce mode de transport), Lyon, Strasbourg, Caen, Nancy, Montpellier, etc.

 

Pour une ville moyenne, comme Besançon par exemple (qui validait le 30 juin  dernier, la construction de son réseau) le lancement d’un tramway pourrait être comparable aux précédents qui accompagnent la tenue de Jeux Olympiques au sein d’une grande ville. Effectivement, le tramway ne vient jamais seul et apparaît souvent être un prétexte à la constitution d’autres projets urbains. Plus généralement, l’établissement d’un tramway, c’est souvent l’assurance de conserver, voire de renouer avec des dynamiques économiques et de les ancrer au seuil du territoire urbain…

 

Le tracé (rouge) de la future ligne de tramway à Besançon/ Source: Grand Besançon

 

 

En 2010 c’est indéniable, les municipalités, tous bords confondus aiment le tramway, au moins autant en tout cas que Paris aimait les JO avant 2008 et une certaine délégation anglaise… Passé la modernité et l’image pourtant, que reste-t-il ? Que reste-t-il de plus par exemple, qu’une voie de bus express en site propre, qu’un bus à haut niveau de service ? Quand on y pense bien, pas grand-chose finalement.

 

Les adorateurs du tramway, jamais contre un sacrifice de l’engin sur l’autel du « développement durable », oublient pourtant certaines choses, et cela, à commencer par son coût. Un réseau de tramway ça coûte cher, ça coûte même très cher pour des municipalités de plus en plus « sans le sous » et soumises à de multiples dépenses. Comptez en moyenne 25 millions d’euros du kilomètre lorsque ce n’est pas plus (à Besançon, le kilomètre estimé à 16 millions d’euros sera le moins cher de France !). Enfin, passé le coût effectif de sa réalisation, il y a celui de son entretien. A titre d’exemple, le tarif du ticket individuel de tram de l’agglomération grenobloise d’un montant d’un euro quarante en 2010, ne couvre dans l’absolu que 15% des frais de fonctionnement !

 

Si le tramway s’avère être dans certains cas, un gouffre financier pour les municipalités (qui se rattrapent peut être sur les dynamiques qu’il engendre…), la lourdeur de son infrastructure soulève la question de son intégration au tissu urbain et plus généralement à la ville du 21ème siècle. Pas besoin d’être sociologue ou urbaniste chevronné pour remarquer à quel point la ville et les dynamiques qui la traversent changent et se recomposent, parfois indépendamment des politiques urbaines qui trainent des pieds. Dans cette ville là, le tramway en site propre est un monolithe et constitue, à l’image de ses rails, un objet difficilement adaptable à l’oscillation perpétuelle des forces urbaines (si tant est qu’il ne parvienne à lui seul, à les maîtriser...) 

 

Préférez, pour la ville à venir, une formule composite tramway + bus à haut niveau de service, en privilégiant ce dernier, malgré tout plus "plastique" et maléable dans un environnement urbain.

 

Vous l'aurez peut être compris, mais le tramway c'est pas ma "came", pour reprendre le mot de Carla à son amoureux. Pas ma came non plus, les modes et les cadres théoriques, autant de facteurs d'obstruction à l'innovation et de choses qui nous bercent en latence d'un refrain rassurant: Rien ne change au fond. 

 

 

+ Pour des alternatives:

 

Les bus à très haut niveau de service

 

Un bus volant en Chine

 

Les "tram-trains"

 

 

 


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Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 14:41

CONCEPT

CONCEPT 

Célébré presque tous les jours sur la première chaîne, je ne le serai que du 29 août au 21 novembre au Pavillon français de la biennale d’architecture de Venise… je suis, je suis…

 

Si le mot est polysémique, et peut désigner aussi bien la qualité d’un programme de téléréalité que la boîte à épargne d’un français « middle class », « le vide » peut aussi et surtout s’envisager dans son rapport à la ville et de fait, nous renvoyer aux nombreux espaces libres qui la constituent et structurent ses formes.

Commissaire en charge de l’exposition, Dominique Perrault revient ainsi sur ce formidable matériau qu’il représente au sein de cinq de nos métropoles nationales (Le Grand Paris, le Grand Lyon, Bordeaux, Nantes/ Saint Nazaire ainsi que Marseille).

 

La métropolisation est passée par là ; a pousser le corps des villes à changer, comme l’adolescence conduit l’enfant à l’âge adulte. Aujourd’hui, la ville ce n’est plus un ensemble physique homogène et relativement dense de pleins sinon de vides fonctionnels. Ce n’est plus un seul et même corps, mais bien plutôt un agrégat. Un agrégat de choses, de contextes et d’espaces liés et tenus dans leur existence par la ville et le mode de vie qui fait qu’on la nomme ainsi. La ville s’étale, s’insinue dans ce qui constituait autrefois le « rural » puis éclate en de multiples entités, emprisonnant ça et là, de vastes morceaux de « nature » ou encore d’agriculture. La ville, ce n’est plus depuis longtemps, uniquement que du bâti enserré de murs, c’est d’abord un territoire, de plus en plus vaste, de plus en plus hétérogène et flou qu’il importe de considérer à l’aune de ses vides (friches industriels, espaces agricoles et forestiers, terrains vagues, etc.), qui représentent en l’occurrence, dans le cas des 5 métropoles choisies par Dominique Perrault, près de 95% de leur surface.

  

Dés lors, on comprend aisément que le devenir des métropoles passe par la prise en compte croissante de ces « vides » qu’il importe, selon les cas, de restructurer, de revaloriser ou bien, tout simplement, de préserver.

  

++Le lien vers l'exposition

 

Illustrations/ Dominique Perrault

 


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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 14:27

  

  

A en croire Stephen Hawking, éminent astrophysicien britannique à roulettes, l’homme ne serait plus fait pour la Terre et aurait tout intérêt à chercher rapidement (disons, d’ici à deux cent ans) son avenir et sa survie plus loin, quelque part dans l’espace.

 

Depuis la fin des années 90 et la mode à l’eschatologie initiée par Paco Rabanne, l’être humain vit dans la crainte des stations spatiales et des calendriers sud-américains, sans même se douter que la fin n’arrivera en fait que par lui. Un problème de nature humaine plus que de styliste prophète donc, et qui fait dire à Hawking qu’une petite colonisation spatiale ne serait pas de trop pour nous préserver de notre propension à nous faire du mal et nous donner un maximum de chance de survie (…et un minimum aux espèces que nous pourrions éventuellement rencontrer sur notre chemin). Bref, pour éviter « de mettre tous nos œufs dans le même panier », il nous faudrait multiplier les « Terre » dans un Univers qui  paraît en être pour le moment quasiment dépourvu.

 

C’est cette évidence, celle qui nous fait saisir le fragile hasard de notre existence, qui a peut être conduit Jack Williamson à penser dés 1940 des moyens pour « fabriquer de la Terre » là où parfois, rien ne grandit ni ne vécu jamais. Désignés sous le terme de « terraforming » (ou terraformation), ces moyens s’inscrivent au sein d’un processus et d’une succession d’opérations nécessaires à la transformation d’une planète (tellurique de préférence) en une autre Terre : Une activité qui pourrait bien être celle de l’aménageur du futur, d’un futur faiseur de planètes bleues.

 

Première étape de notre voyage (dés les années 2020 selon, la NASA), Mars sera dans ce cadre, une planète test. Un astre cobaye sur lequel l’homme pourra, aidé de la technique et du « terraformateur », créer ou bien recréer dans le cas martien les conditions véritables de sa survie et de la pérennité de son espèce.  Si la terraformation martienne n’est pas une priorité, la NASA se limitant pour le moment à la planification de programmes d’exploration, à termes, la colonisation nécessitera donc la formation de professionnels, d’ingénieurs et d’aménageurs planétaires (on parlera d’ingénierie planétaire) capables de construire et de développer un système social, d’abord et avant tout urbain, dans un environnement nouveau, soumis à des forces et des cycles propres à la situation morphologique et orbitale de la planète.

 

Pour la NASA, la « formule » de la ville semble la plus appropriée dans un contexte d’autonomisation « rapide »  de la colonie. Aussi, dans un rapport de 1975 intitulé  Space Settlements: A Design Study, l’agence spatiale américaine estime qu’une population minimale de 100 000 individus, regroupée au sein d’un pôle urbain dense, est nécessaire pour créer les conditions d’une société viable et autonome vis-à-vis de la Terre. Dans ce même rapport, la NASA aborde la question de l’organisation et de la disposition des fonctions que pourrait recouvrir la future ville martienne. Compacte et hermétique à son environnement dans les premiers temps de son existence, elle devrait recueillir l’ensemble des fonctions qui fondent les dynamiques de la vie urbaine et les adapter au contexte martien, notamment à la faible gravité, à l’ensoleillement réduit (30 à 40% inférieur à celui que connaît notre planète) ou encore à l’excentricité orbitale (variations saisonnières importantes). 

 

Quel urbaniste, accessoirement aspirant urbaniste -inconditionnel des simulateurs urbains-, n'a jamais rêvé un jour de bâtir sa propre ville, de fabriquer un monde dont l'organisation et le fonctionnement ne serait finalement rien de plus qu'une prolongation de son propre intellect? Si certains -un peu architectes sur les bords- ont déjà réalisé leurs fantasmes urbains, les transformant parfois même en cauchemars bien réels, pour la plupart d'entre nous, sim city reste encore le meilleur moyen de rêver éveiller. Mais qu'on se le dise, dans cinquante ans à peine, et pour peu que la science cryogénique ait fait quelques progrès, il nous sera peut être possible de décharger nos frustrations d'urbaniste bridés -mais occidentaux- à l'exercice de la colonisation et de la "terraformation" martienne: Une solution peut être, à la réparation de nos erreurs terrestres à venir...

 

 

++ De terraformation:

Sur Monde Inconnu

Découvrir Mars terraformée avec Google Earth

Sur le Journal du Net

 

 

 

Illustration/ Mars terraformée de Daein


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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 15:39

516-la-ville-la-nuit-WallFizz[1] 

 

 

"Elle ne dort jamais...", murmurait avec angoisse, replié sous sa couette, un petit garçon de film d'horreur. Si cela était vrai  de la jeune fille en décomposition qui hantait ses cauchemars et le tube cathodique de sa télé, cela l'est aussi de la ville.

 

Elle ne dort jamais, ou tout du moins lorsqu'elle s'assoupie, ne le fait bien souvent que d'un oeil. La ville, celle qui s'ouvre sur le monde, ne dort plus. Pour les autres, le sommeil est toujours là, enveloppant, mais il faut le dire, de moins en moins lourd.

Partout ou presque, les mêmes symptômes conduisent à l'insomnie des territoires urbains, parfois même des "campagnes" environnantes. Alors que le corps de la ville demeure, semble même largement inchangé depuis une vingtaine d'années, son esprit lui, ne fait que se tordre et se distordre à la mesure de l'arithmie croissante des vies et des individualités. La ville de la métropolisation, c'est de nouvelles cadences, des pulsations incertaines et changeantes. Pour François Ascher, cette arythmie constitue l'un des premiers maux de la cité insomniaque.

 

La ville n'est plus réglée, plus autant ou plus comme avant. Alors que l'on vivait et que l'on travaillait le jour, abandonnant à la nuit et à ses démons les rues et les lieux de la ville, voilà que nous nous mettons de plus en plus à braver les ombres et à nous faire courage, le temps d'un open bar nocturne, ou encore -tout autre chose- d'une ingrate mission d'intérim.

 

Mais si nous changeons à ce point, si nous nous désynchronisons à ce point du temps et du cycle routinier que ce dernier jouait jusque récemment au sein de la ville, c'est d'abord à cause d'une histoire de technique (couplée à un certain nombre de mutations sociales telles que la diminution du temps travaillé, la transformation de la structure des ménages, la montée en puissance de l'individualisme, etc.). En effet, si la vie urbaine s'étire, se tend puis s'étend comme fuit l'univers de son centre, c'est parce que l'évolution des modes de transports et de télécommunications le lui permet: Des tramways et métros automatiques pouvant circuler à toutes heures de la journée, aux ordinateurs, qui branchés en réseaux nous donnent accès 24 heures sur 24 aux meilleurs sites de Lolcats!

 

Dans un monde qui oblige les organisations à innover et à s'adapter rapidement aux besoins d'un marché perfusé sous cocaïne (vous croyez que les traders marchent à quoi...), la flexibilité du travail et notamment du temps de travail contribue également largement au processus de déreglement des temps urbains. Ainsi, en 2002, pas moins de 30% des français travaillaient à des horaires décalés (Chiffres de la DATAR). Une tendance qui semble aller en augmentant depuis les années 90.

 

Puisqu'il n'est pas question pour la ville, ni pour les gens qui la parcourent, de se défaire de cette forme d'insomnie chronique à grands renforts de couvre-feux -ou même de valium d'ailleurs-, le mieux est de composer avec, et de penser son organisation autrement. Pour François Ascher toujours, cette composition passe avant tout par une meilleure coordination des  horaires des services publics, par leur adaptation aux nouveaux emplois du temps des noctambules. Ce qu'il nomme in fine des "quartiers de garde", pourraient recouvrir la forme d'espaces au sein desquels les principaux services publics et privés de la ville fonctionneraient en continu.

 

Pourtant, passée l'adaptation de la ville à son temps -et à ses temps-, le principal enjeu  demeure celui de la cohabitation. Comment éviter que ne se croisent symboliquement, presque chaque nuit, l'étudiant potomane et la grand-mère alitée de  quatre-vingts ans? C'est là tout le travail du chrono-urbanisme; une discipline embryonnaire  dans le monde des acteurs du territoire.  

 

Illustration/ Jenny Ni

 

 


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Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 13:43

grandparis2

  

 

J'ai récemment eu la chance de rencontrer Alain Renk lors d'un entretien. Un type sympa, architecte un peu rêveur mais surtout remonté contre le système; celui des politiques et de l'administration aveugle, sourde et parfois désorientée.

Dans le cadre du Grand Paris, Alain Renk avait avancé l'idée d'une ville fractale pour en finir avec un vieux paradoxe français qui fait de notre capitale une "ville-monde" et de sa banlieue -tout comme du reste du pays-, une simple couronne d'apparat.

 

Le Grand Paris fractale ce n'est pas la ville telle que nous la connaissons aujourd'hui. Ce n'est pas la mégapole administrative, morcelée, déchirée au seuil des luttes et des rapports de forces politiques. Le Grand Paris fractale, c'est d'abord une nouvelle organisation de l'espace au sein de laquelle les antagonismes spatiaux s'évaporent puis meurent. C'est la fin du "Tout Paris" et de la dichotomie qu'il faisait naître entre lui et le reste du monde, entre lui et sa banlieue. La condition finalement préalable à l'irruption d'un véritable projet de territoire.

 

Concrètement, la ville fractale  repose ainsi sur un nouveau schéma d'organisation territoriale qui fonde moins son existence sur la base d'un découpage politique "top down" que sur celle de l'émergence d'entités urbaines, d'espaces nés de l'inventivité de la société civile et de ses respirations. De nouveaux quartiers métropolitains en somme. 

La ville fractale, c'est donc passer sur les frontières qui ne seraient plus pertinentes pour construire  des entités urbaines (constituées d'un ensemble de plusieurs quartiers)qui soient le reflet du quotidien des habitants. C'est casser l'arbitraire centre/périphérie pour susciter l'intégration à toutes les échelles.

 

Semblable à de véritables "écoles de la ville", les quartiers métropolitains constituent des instances créatives, politiques et associatives animées par un atelier d'urbanisme. De leur équilibre dépend in fine l'équilibre global de l'écosystème urbain. La ville fractale c'est finalement l'image d'une ville qui travaille sur elle-même pour inventer son futur. Une ville qui travaille à sa pérennité à l'échelle des quartiers et des ensembles de quartier, et qui, au regard du local, fabrique le global.         ++ Le site de R+P

 

 

Illustration/Renk+ Partners


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C'est qui?

Et bien c'est moi, étudiant en cycle supérieur d'urbanisme quelque part en France, dans une ville ou il ne fait pas forcément bon vivre. Pour plus de renseignements me concernant, veuillez ne pas consulter le who's who, ni même l'encyclopédie des records à la catégorie "animaux". Eviter également d'user des renseignements (118 218 notamment).

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